Et grande, on perd le temps qui, pourtant, nous est maintenant précieux.
Deux ans à Lille, je crois que j'ai eu ma dose. Je n'y ai trouvé aucun point positif. Aucun.
Je ne suis plus retournée en cours. Deux Lundis après-midi, "comme ça". Mon studio devait me motiver à aller à la fac sans se payer le bus et le métro. Finalement, je me suis enfermée dans ce nid, dans une bulle, dans ma tête. C'était étroit et plutôt froid. Je dormais beaucoup, riais peu et pleurais énormément. Toujours ces idées noires, ces envies d'Aquitaine, ce besoin de....
Je dois être maudite. Soit je débarque trop tôt, soit j'arrive trop tard. Ils l'ont déjà rencontré, Elle. Vous savez? Celle pour qui ils auraient tout donné, celle qui leur a fait croire, puis qui les a désillusionné. J'aimerais trouver ma place, si j'en ai une. Je me suis souvent dis que j'étais pas contrariante, chieuse mais plutôt compréhensive, avec des marges de confiance, d'autonomie, de liberté. Je déchante. C'est ma faute.
Il est des amours qui nous sont néfastes, qui nous détruisent. Je vivais dans le doute, l'angoisse, "je le perdrai". Il doit être trop tard, ou peut-être infiniment trop tôt? Je n'ai pas le pouvoir de répondre à ces questions. Je veux juste vivre, pour moi (sans "au cas où), il faut vivre pour soi. Surtout quand on sait que l'autre partira, tôt ou tard.
Sauf si je pars à Bordeaux un jour, comme ça, pour moi et sans rien devoir à personne



J'espère que nous autres amoureuses, nous apprendrons à ne pas trop donner et penser un peu à notre petite personne...